101 commandes indispensables sous linux
Voici un article qui sera complété au fur et à mesure de mes découvertes. Il condense un peu plus d'une centaine de commandes qu'il est utile de connaitre sous linux, que ce soit sur un desktop/laptop ou un serveur, gardez-les sous la main, elles vous seront toujours utiles ! Gardez bien à l'esprit que ce post ne peut en aucune façon se substituer au fameux "man", c'est plutôt un cookbook des commandes qui reviennent le plus.
Commandes de bases, navigation dans les fichiers
lsliste les fichiers d'un dossier. Options :
-apour les fichiers cachés,-lpour la liste détaillées,-hpour les tailles en unités "human readable". Très pratique l'option-Rpermet en un coup d'œil de visualiser les sous-dossiers.cdchange directory, la commande permet de naviguer dans l’arborescence. Par exemple
cd /var/logva dans le dossier des logs, quelque soit l'endroit où l'on se trouve puisqu'on a mis le slash de début, lequel indique qu'il s'agit d'une adresse absolue. En revanche,cd mondossier/imagesva dans le répertoireimagesdemondossierlequel se trouve à l'endroit où on se situe déjà. Comme on ne met pas de slash de début, il s'agit d'une adresse relative, on ajoute donc ce chemin à celui dans lequel on se trouve déjà.Deux raccourcis très utiles sont à connaître.
cd ~mène au répertoire de l'utilisateur courant (/home/user/la plupart du temps ou/root/si vous êtes en root) etcd -retourne sur le chemin précédent.dudisk usage, précise l'espace disque que prend chaque fichier ou dossier (l'option
-hpermet d'obtenir les tailles en "human readable"), tandis que l'option--max-depth=x(ou-d), très utile également, permet de limiter la détail à un niveau de sous dossier.--max-depth=1ne retournera donc que la taille des répertoires courants. Cette commande s'avère particulièrement pratique quandls -lne nous donne pas la taille d'un dossier.pwdprint working directory. Cette commande affiche tout simplement le chemin absolu du dossier dans lequel on se trouve,
Buzut$ pwd /etc/apache2clearnettoie votre fenêtre de terminal en reléguant tout le texte au dessus (donc accessible avec un scroll) et vous laissant donc face à une fenêtre clean. Bien utile de temps à autre pour y voir plus clair. Le raccourci clavier ctrl + l fait la même chose.
- ctrl + s
Stoppe l'affichage, très pratique lorsqu'une commande très verbeuse "pollue" un peu votre terminal. Inversement, pour reprendre l'affichage, on utilisera ctrl + q
- ctrl + d
Déconnecte proprement une session ou un terminal. Par exemple, si vous êtes connecté en root depuis sudo, retourne à la session de l'utilisateur qui a exécuté sudo (comme si vous aviez entré
exit). Ferme la connexion ssh si vous vous êtes connecté sur la session courante. Ce raccourcis permet aussi de fermer un interpréteur comme la console MySQL par exemple. Pour être tout à fait exact, cette commande envoie le caractère EOF (d'end of file).- ctrl + k
Supprime tout le texte se trouvant après le curseur et le sauvegarde dans le presse papier. ctrl + u supprime quand à lui depuis le curseur jusqu'au début de la ligne.
- ctrl + y
Permet de coller le texte présent dans le presse papier.
- ctrl + r
très très pratique, permet de faire une recherche dans l'historique des commandes. Habituellement, vous remontez dans les commandes déjà tapées avec la flèche du haut, eh bien avec ctrl + r, vous pouvez effectuer une recherche dans cet historique, faites ctrl + r, puis tapez un bout de la commande que vous voulez rechercher, magique !
historyL'historique de bash est très pratique. Cependant, il peut parfois s'avérer intéressant d'en supprimer des entrées.
historypermet d'afficher l'historique avec les numéros de lignes correspondants. Si vous vouler supprimer une entrée, il suffira d'utiliser l'option-d,history -d 1125et pour tout supprimer, vous utiliserez l'option-csans autre paramètre.!!Dans la lignée des raccourcis bash bien pratiques, le double point d'exclamation, permet de lancer à nouveau la dernière commande. Ainsi,
!!exécuté après unlsou unpwdré-exécutera cette dernière.forC'est certainement la commande la plus complexe de cette section, surtout si vous ne programmez pas.
forest une instruction de boucle. Une boucle permet d'exécuter une action plusieurs fois, sur tous les éléments d'une variable. Par exemple, nous pouvons ainsi très facilement renomer tous les fichiers d'un répertoire pour remplacer les espaces par des traits d'union.# pour tous les éléments dans le répertoire courant # l'instruction in place les éléments correspondants dans la variable oldname for oldname in * # do exécute l'action en boucle do # on utilise ici sed pour renommer, # l'usage de la commande est expliqué plus bas dans l'article newname=`echo $oldname | sed -e 's/ /_/g'` # on invoque la commande mv pour remplacer l'ancien nom par le nouveau mv "$oldname" "$newname" donewatchCette commande permet d'appeler une autre commande de manière répétitive. On peut par exemple vouloir suivre l'évolution du contenu d'un répertoire,
watch lspermet cela. L'option-npermet de spécifier un intervalle en seconde.
Opération sur les fichiers
catlire le contenu d'un fichier texte
cat monfichier.txtlessfonctionnement similaire à
catmais affiche le fichier page par page. C'est donc plus pratique pour les longs fichiers.headaffiche l'en-tête d'un fichier, l'option
-npermet de spécifier le nombre de lignes à afficher.tailsemblable à
headmais concerne la "queue" du fichier, en d'autres termes, cette commande n'affiche que la fin. Une option très appréciable-fpour follow, permet de mettre à jour en temps réel l'affichage de la fin du fichier, ce qui est fort pratique pour suivre l'évolution d'un fichier de logs par exemple ;)touchcréer un fichier. Il suffit de faire
touch nom_du_fichier. Comme Franckito le précise dans les commentairestoucha pour but premier de modifier l’horodatage d’un fichier. Si vous faitestouchsur un fichier qui existe déjà, cela actualisera ses dates de dernier accès et modification.mkdircréer un dossier, le fonctionnement est le même que celui de la commande
touch.mkdir nom_du_dossiercpcopy, faire une copie d'un fichier. L'option
-Rpermet de réaliser des copies de dossiers entiers.cp fichier_original copie_du_fichier # on peut aussi placer la copie directement dans un autre dossier cp fichier_original nom_du_dossier/copie_du_fichiermvmove, permet de déplacer des fichiers/dossiers. La commande mv s'utilise exactement de la même manière que la commande
cp. En outre, cette commande permet aussi de renommer les fichiers et dossiers en changeant simplement leur nom.mv mon_fichier mon_fichier_new_namermremove, supprime des fichiers.
rm nom_du_fichier. L'option-fforce la suppression, l'option-idemande une confirmation avant suppression, enfin l'option-rpermet la suppression des dossiers.rmdirremove directory, supprime un dossier seulement s'il est vide.
lnlink, créer un lien entre deux fichiers. L'option
-spermet de créer un lien symbolique.#créer un lien en dur ln fichier1 fichier2 #créer un lien symbolique ln -s fichier1 lien_vers_fichier1wcword count, permet de compter le nombre de lignes, de mots et de caractères dans un fichier texte. Les options sont
-lpour line (nombre de ligne),-wpour word (nombre de mots) et-mpour le nombres de lettres. Il y a aussi l'option-cpour avoir la taille du fichier en bits. Pour l'utiliser, on fourni simplement en paramètre l'adresse du fichier texte :Buzut$ wc -l test.rtf 33 test.rtfwcpermet aussi facilement de savoir combien vous avez de fichiers/dossiers un dans répertoire donné, il suffit pour cela de rediriger la sortie d'unlsverswc:ls | wcet le tour est joué !sorttrier un fichier texte par ordre alphabétique. L'option
-rpermet d'effectuer un tri inverse, c'est à dire anti-alphabétique ou décroissant pour les nombres, et l'option-Rpermet un tri aléatoire, c'est le mode shuffle quoi ;) On n'oubliera pas non plus l'option-uqui permet d'éliminer les doublons. Enfin l'option-opermet de créer un nouveau fichier avec les résultats triés :sort -o fichier_trie.txt fichier_en_bordel.txtuniqla commande
uniqpermet de dédoublonner un fichier. Il suffit de lui passer en paramètre l'adresse du fichier à dédoublonner et le nom du nouveau fichier à créer.uniq doublons.txt no-doublons.txtcutcouper dans un fichier texte. Pour couper toutes les lignes selon un nombre donnés de caractères, on utilisera l'option
-c.cut -c 2conservera seulement les deux premiers caractères. On peut aussi donner un intervalle :cut -c 2-4, alors on conservera uniquement les caractères deux à quatre. Exemple, "anticonstitutionnellement" sera transformé en "ntic". Il est aussi possible de se servir de délimiteurs pour couper du texte, avec les options-det-f. Les fichiers au formats .csv séparent les différents champs, les colonnes, par des point-virgules;. Dans un fichier où nous aurions trois champs, le nom, le prénom et la ville, si nous voulons extraire la ville, nous ferions comme cecicut -d ; -f 3on indique le délimiteur après-det le champ après-f(field veut dire champ en anglais).tartarest l'utilitaire d'archivage. Il permet de regrouper des fichiers et des dossiers dans une seule archive. Les options intéressantes sont les suivantes :tar -cvf(create, verbose, file) permet de créer une archive, d'afficher tous les détails du processus (mode verbeux) et de tout mettre dans un dossier. Exemple :tar -cvf nouvelle_archive.tar mon_dossier_a_archiverProcessus inverse, pour "détarrer" une archive, on utilise les options
-xvf(eXtract, verbose, file)tar -xvf archive.tar. Les options-tfservent à afficher le contenu d'une archive sans l'ouvrir. Il est aussi possible de compresser et décompresser à la volée les archivestar, il faut rajouter pour cela l'option-zlors de la création ou l'ouverture de l'archivetar -zcvf compress.tar.gz compress/.gzippermet de compresser une archive tar au format zip.
gunzip archive.tar.gz, il suffit ensuite d'utiliser la commandegunzippour la dézipper.bzip2fonctionne exactement de la même manière que
gzipmais compresse au formatbzip. Pour décompresser l'archive, l'équivalent degunzipest icibunzip2.zcatzmorezlesszcat,zmoreetzlessremplissent les mêmes fonctions quecat,moreetlessmais à appliquer aux fichiers compressés.iconvpermet de changer l'encodage d'un fichier. option
-fpour préciser l'encodage d'origine et option-tpour celui de destination. Par défaut,iconvrenvoit tout sur la sortie standard, donc si vous voulez directement envoyer les résultats dans un fichier, il suffit de faire une petite redirection :iconv -f UTF-8 -t UTF-17 fichier.txt >> new-encodage.txtrsyncc'est un utilitaire qui permet de synchroniser entre eux des dossiers. Très pratique donc pour la sauvegarde. C'est pour ma part les options
-arvque j'utilise.-aconserve les droits etc,-rpermet la récursivité et-vpour le mode verbeux. Petit exemple de sauvegarde de mes photos de vacances :rsync -arv photo backup_photoIl est utile de préciser que si vous supprimez des fichiers dans le dossier source,
rsyncne répercute pas la suppression dans le dossier de sauvegarde si vous ne lui adjoignez pas l'option--delete. Au cas où vous ne désiriez pas supprimer totalement les fichiers, il est possible de les placer dans un dossier séparé, options :--backup --backup-dir=Petit exemple pour la forme ?rsync -arv photo ~/backup_photo --delete --backup --backup-dir=~/backup_photo/deleteBien entendu, il est possible de faire une sauvegarde distante.
rsync -arv photo buzut@monserver:~/backup_photo --deleteDans le cas d'une sauvegarde distante, il peut s'avérer très avantageux d'activer la compression, ainsi,
rsynccompresse les fichier de manière transparente pendant le transfert. Cette option magique a pour petit nom-zcomme zip.Dernière chose, au cas où votre serveur n'écoute pas sur le port 22 en ssh, option
-e, exemple pour un ssh sur le port 443-e 'ssh -p 443'.greppermet d'effectuer des recherches par expressions régulières. Dans sa forme la plus simple,
greppermettra d'afficher la ligne contenant un mot clef (avec l'option-oon affiche seulement l'expression matchée), ceci depuis un fichier ou une autre commande.Par exemple, si on veut afficher tous les processus ssh, on filtrera la commande
ps auxavecgrep:ps aux | grep ssh.greppermet également de rechercher dans le contenu de fichiers. Un exemple tiré de mon article sur la désinfection d'un WordPress où l'on cherche tout fichier.phppotentiellement infecté :# option -l pour matcher seulement certains types de fichiers (ici les .php) # option -r pour la récursivité (recherche dans les sous-dossiers) # option -E pour la syntaxe REGEXP étendue (correspond à la commande egrep) grep --include "*.php" -rlE 'viagra|pharma|Tadacip|eval|base64_decode|socket_shutdown|socket_close|socket_clear_error|fopen|curl' www/En outre, il s'avère parfois très pratique d'obtenir un peu de contexte concernant les résultats, pour cela, nous utiliserons l'option
-Cqui permet de définir le nombre de lignes que l'on veut afficher avant et après l'expression matchée.Enfin, comme le souligne Erwan dans les commentaires, l'option
-vfait office de filtre inverse : est affiché tout ce qui ne contient pas le motif.filedétermine le type d'un fichier indépendamment de son extension. Il suffit de lui fournir en paramètre le fichier à évaluer.
splitcoupe un fichier en fichiers plus petits (-l préciser un nombre de lignes, -b préciser une taille en bytes [faites suivre la taille de K, M, G, T pour définir une unité différente]). Pour créer des fichiers de 300 lignes
split -l 300 test.txt, ou des fichiers de 1MBsplit -b 1000000 mon_fichier.On reconstitue ensuite le fichier original avec
cat:# dans un répertoire où il n'y a que les "morceaux" for f in *; do cat $f >> fichier_original; done # sinon, comme ils sont préfixés par "x" # en s'assurant que rien d'autre ne commence par la lettre "x" for f in x*; do cat $f >> fichier_original; doneseddans les commandes qui permettent de manipuler du texte,
sedest sans conteste l'une des plus puissantes. Remplacement selon une expression régulière, effacement de certaines expression où ligne selon un mot-clef donné… Seul inconvénient, qui dit puissance dit aussi complexité.sedne s'explique pas en deux lignes et c'est pour cela que j'y ai consacré un article entier. Ça vaut le coup !awkawkest un langage de programmation à elle seule. Cette commande permet la recherche de chaines et l'exécution d'actions en fonction des motifs trouvés. D'une puissance redoutable, elle est aussi assez complexe. Je vous redirige donc vers des tutos en français ici ou là.locatecette commande permet de localiser un fichier sur le disque dur.
locate monfichier.txt. La commandelocateest très rapide car elle retrouve le fichier en consultant une base de données. Elle ne parcourt pas directement le disque dur à la recherche du fichier en question. L'inconvénient de ce procédé est que si le fichier est tout récent, il risque de ne pas encore être indexé, etlocatene vous sera alors d'aucun secours. On peut forcer la mise à jour de la base de données avec la commandesudo updatedb. On peut aussi se tourner vers la commandefind.findla commande
findest bien plus puissante quelocate, mais elle est aussi bien plus lente car elle parcourt le disque au fur et à mesure de la recherche. Sa syntaxe est la suivantefind /adresse_du_repertoire_de_recherche/ element_a_trouver. Cette syntaxe n'est qu'une base.findpermet en effet de rechercher selon une taille ou une date de dernier accès, mais encore d'effectuer des actions sur les fichiers trouvés, d'appeler une commande etc. Une page de man à lire donc…Connaître la date de dernier accès est très pratique et puissant, quelques exemples :
# le plus simple chercher un fichier dont on connait le nom # trouver tous les .htaccess dans /var/www find /var/www -name ".htaccess" # liste les fichiers dans www par date de dernière modification find /www -type f -printf '%TY-%Tm-%Td %TT %p\n' | sort -r # on peut être plus précis en affichant les fichiers modifiés dans le x (ici 50) dernières minutes find /target_directory -type f -mmin -50 # ou les 24 dernières heures find /target_directory -type f -mtime -24 # on peut enfin choisir une intervalle (entre hier et avant-hier) find /target_directory -type f -mtime -48 ! -mtime -24 # last but not least, déplacer les fichiers qui ont plus de 24h (ou modifié il y a plus de 24h) find /target_directory -type f -mtime -24Vous noterez très certainement que nous utilisons ici
mtimepour la dernière modification. Il y a également :mminpour les minutes,atimeetaminpour le dernier accès,ctimeetcminpour le dernier changement.
Vous pouvez lire cet article et ce post pour bien comprendre les différences et implications change time et modification time.
Flux de redirection
>renvoyer le resultat dans un fichier (si celui-ci existe, il sera écrasé).
>>renvoyer le resultat dans un fichier (si celui ci existe déjà, ajoute le résultat à la fin) il existe deux sortie : 1 la sortie normale, 2 la sortie d'erreurs.
2>créer un fichier pour les erreurs.
2>>existe aussi.2>&1fusionne les deux sorties dans un seul fichier ex :
./script_de_la_mort.sh > fichier.log 2>&1.<prendre un fichier en entrée. ex :
cat < fichier.txt.<prendre en entrée le clavier au fur et à mesure. Ceci nous permet de passer des données directement à une commande sans avoir besoin de créer de fichier. Mettons que nous voulions trier des prénoms par ordre alphabétique. Nous allons pour cela invoquer la commande
sort, mais au lieu de créer un fichier texte puis de le faire réorganiser parsort, nous allons directement lui soumettre les noms en les entrant au clavier :#on place un mot clef après le "<<" qui sert à délimiter les données passées en entrée. #Ce mot clef est tout à fait arbitraire #on appuie sur "entrer" après chaque prénom pour séparer les différentes données sort << STOP > antoine > clement > quentin > jordan > mathilde > clementine > elena > helena > pierre > STOP antoine clement clementine elena helena jordan mathilde pierre quentin|rediriger le résultat d'une commande dans une autre. ex:
sort prenoms.txt | uniq.
Multitâche et programme en arriere plan
&mettre & à la fin d'une commande permet d'en lancer une autre sans attendre la fin de la première ex :
cp video.avi /users/buzut/desktop/copie-video.avi &. Cette instruction permet aussi de passer la commande en arrière plan et redonne immédiatement accès au shell.nohuplance le programme et le maintient même une fois la console fermée. Les sorties 1&2 sont redirigées vers
nohup.out. Exemple :nohup ffmpeg -i video-source.mkv -vcodec libx264 -preset slow video-reencodee.mp4- ctrl + z
mettre en pause le process en cours.
bgpasser le processus qui est en pause en arriere plan.
fgreprendre un process en premier plan (si plusieurs tournent en même temps,
fg %n°).atprogramme une tache à exécuter à une heure ultérieure ex :
at 18:22ouat now + 5hourspuis ctlr + d.atqlister les jobs en attente.
atrmsupprimer des jobs.
sleepcette commande permet de faire une pause entre l'exécution de deux commandes. Exemple :
touch gt.txt && sleep 10 && rm gt.txt
La pause est exprimée en seconde par défaut, il est cependant possible de changer cela en faisant suivre le nombre d'une unité :m,h, oudpour respectivement les minutes, heures et jours.crontabcrontab est en fait une commande qui permet de lire et de modifier un fichier appelé la "crontab". Voici les options les plus courantes :
emodifie la crontab,laffiche la crontab actuelle,rsupprime votre crontab. Attention, la suppression est immédiate et sans confirmation !
screenmultiplexeur de terminaux. Sous ce terme un peu barbare se cache en fait une sorte de terminal virtuel. Vous êtes au boulot, vous ouvrez un terminal et vous le nommez, vous lancez une tache (un script qui va réencoder plusieurs GB de vidéos par ex, ce qui prend du temps), et vous vous déconnectez, vous arrivez chez vous, vous réouvrez votre terminal et retrouvez votre tâche comme si tout était resté ouvert en face de vous.
# créer un screen screen -S nom_du_screen # pour le détacher (cela veut dire qu'il n'est plus affiché mais reste actif), # il faut faire ctrl a puis d # pour se rattacher à un screen détaché, screen -r nom_du_screen # pour lister les screens ouverts screen -ls # pour quitter/fermer un screen, comme pour fermer un terminal --> exit # il n'est pas possible de s'attacher à un screen non détaché # (screen non détaché dans un terminal auquel on tente de s'attacher depuis un autre) # on peut en revanche partager un screen, # on voit alors toutes les commandes tapées dans l'un ou l'autre des terminaux # pour se connecter à un screen non détaché screen -x nom_du_screenVous voudrez parfois remonter dans l'écran du screen, pour cela, il faut passer en copy mode avec les touches ctrl + a puis [. Vous pourrez alors naviguer avec les flèches directionnelles. Enfin pour sortir de ce mode ctrl + a puis esc.
Droits, groupes et utilisateurs
sudoexécuter une commande en tant que root.
sudo supasser root et le rester.
chmodchanger les droits sur un fichier un ou dossier (option
-Rpour la récursivité dans tous les fichier et sous-dossier du dossier sur lequel on l'applique).chownchange le propriétaire d'un fichier/dossier (ne peut s'utiliser qu'en root) option -R pour la récursivité.
adduserajouter un utilisateur.
passwdchanger le mot de passe d'un user | ex :
passwd roger.delusersupprimer un user (option
--remove-homepour supprimer tous ses fichiers).addgroupcréer un groupe.
usermodmodifie un utilisateur (options :
-lpour changer le nom,-gpour lui assigner un groupe,-Gpour lui assigner plusieurs groupes (séparés par des virgules),-aen complément de-gou-G, ajouter des nouveaux groupes au lieu de tout redéfinir) ex, ajouter le groupe video à l'utilisateur buzut, sans supprimer les groupes auxquels il appartenait avant :usermod -aG video buzut.delgroupsupprimer un groupe.
groupsvérifie dans quels groupes est un utilisateur
groups myuser.chgrpchange le groupe propriétaire d'un fichier (équivalent à
chown user:group).
Charge CPU et usage RAM
freeindique l'allocation de la ram et la mémoire libre restante.
vmstatinfo ram, swap, cpu.
/proc/meminfoLe fichier
/proc/meminfocontient de nombreuses informations sur la mémoire. Il suffit d'en afficher la sortir aveccat /proc/meminfo.tloadaffiche la charge CPU sous forme de graphique.
ps -efafficher tous les processus lancés. Alternativement, on peut utiliser la syntaxe BSD :
ps aux.ps -ejHafficher process en arbre.
ps -ulister les process lancés par un utilisateur donné ex:
ps -u buzut.topl'activité du système en temps réel : load, RAM, SWAP processus…
topa l'avantage d'être installé presque partout.htopc'est une version améliorée de top, un peu plus graphiques, les infos y sont plus claires et il est possible de trier/ordonner l’affichage selon certains critères.
glancessimilaire à
topethtop,glancesest le tableau de bord de votre machine car il réuni en un coup d'œil toutes les métriques importantes : cpu, load, ram, swap, i/o disques, remplissage des disque. C'est l'œuvre de l'ami Nicolargo et son outil est maintenant intégré au dépôts des dernières versions Debian & co (je ne sais pas pour les autres distribs).atopon a parlé ci-dessus de
topethtop, mais il y a aussiatopqui est très utile lorsqu'on doit faire un diagnostique un peu plus poussé. De manière générale, j'utilisehtopen remplacement de top car il est plus ergonomique et lisible, mais quand quelque chose cloche sur le serveur, directionatop! Pour aborder sereinement la bête, je vous conseille la lecture de cet article de linuxpedia, admirable de clarté.iotopdans la ligné des
*top, voiciiotopqui, comme son nom le laisse entendre, permet d'avoir un aperçu temps réel de l'I/O disque.
Système
wqui est connecté et fait quoi.
whoqui est connecté.
datedonne l'heure.
timedatectldans les version modernes de Debian et ses dérivés, c'est la commande qui remplace ntpdate pour la synchronisation de l'heure avec un serveur ntp. Par ailleurs, votre serveur aura toujours besoin de
ntppour la synchronisation.Assurez-vous qu'il est bien installé avec un coup de
aptet contrôlez ensuite l'état en appellant juste la commandetimedatectlsans arguments. Voici les commandes les plus utiles :# activer/désactiver la synchro auto timedatectl set-ntp true/false # lister les fuseaus horaires timedatectl list-timezones # changer de fuseau horaire timedatectl set-timezone Europe/Paris # régler l'heure manuellement timedatectl set-time 'HH:mm:ss' # régler la date timedatectl set-time 'A:M:J'Vous pouvez par ailleurs spécifier les serveurs NTP avec lesquels vous voulez synchroniser depuis le fichier de config
/etc/systemd/timesyncd.conf. Pensez aussi que le port NTP (123 en UDP) doit être ouvert sur votre machine.uptimetemps depuis mise en route + charge (charge moyenne 1 - 5 - 15 mn).
swapoffswapoff -apermet de désactiver le(s) swap tandis que son pendantswapon -apermet d'activer le(s) swap. L'exécution deswapoff -a && swapon -apermet donc de forcer la purge du swap.killtuer un processus (va demander son PID). L'option
-9force à quitter. Comme le souligne Httqm dans les commentaires, il s'agit du dernier recours car les ressources utilisées par le processus ne seront pas libérées. Comme le fait remarquer Kelec en commentaires également, il est possible de libérer la RAM avecsysctl(voir un peu plus bas).killallquitte toutes les occurrences d'un programme.
rebootRedémarrer le système d'exploitation.
shutdownProgrammer un redémarrage ou un arret.
poweroffbien qu'assez similaire à shutdown dans la mesure où elle permet d'éteindre le système, poweroff permet aussi selon les arguments qui lui sont passés, de rebooter ou de changer de runlevel. Vous pouvez aussi consulter ce thread [en] qui explique les différences entre
poweroffetshutdown.haltpermet "l'arrêt" du système. Je mets arrêt entre guillemets car le système peut rester sous tension avec cette commande (selon les options passés et les paramètres par défaut du système). Regardez les différences entre shutdown et halt [en].
lasthistorique des connexions.
lsoflist open files, dresse la liste des fichiers ouverts. Comme le fait remarquer l'ami MagiCrazy dans les commentaires, cette commande peut s'avérer bien utile pour voir quel fichier bloque le démontage d'un filesystem par exemple.
hostnameAffiche le nom d'hôte de la machine conformément à ce qui est écrit dans le fichier
/etc/hostname.unameInfos sur le système et le matos. L'option
-rbien pratique, permet d'obtenir la version du kernel.lsb_releaselsb_release -adonne toutes les infos sur la distrib.lshwDonne une liste détaillée de l'hardware système tels que la configuration ram, la version du firmware, la configuration de la carte mère… Avec l'option
-shortvous obtiendrez une sortie plus digeste. L'option-c networks'avère aussi bien utile pour connaître le nom d'une interface réseau encore non configurée avec le standard de nommage systemD [en].lsblkListe tous les devices de type bloc (disque dur).
lspciListe tous les périphériques PCI.
lsusbListe tous les périphériques USB.
/proc/versionFichier qui contient des infos sur le noyau. On peut afficher son contenu avec
cat:cat /proc/version./proc/cpuinfoFichier qui contient des infos sur le processeur. On peut afficher son contenu avec
cat:cat /proc/cpuinfo.sysctlCette commande permet d'afficher et de configurer les paramètres du noyau (à chaud). Très pratique avec un coup de
grep,sysctl -avous donnera tous les paramètres du noyau. L'option-pest également intéressante car elle permet de recharger les paramètres soit depuis/etc/sysctl.confpar défaut, soit depuis un fichier passé en paramètre. Dans les choses pouvant s'évérer très utiles,sysctl -w vm.drop_caches=3permet de libérer le cache de la RAM.dmidecodelit les info du bios.
dmesgaffiche les messages du buffer du noyaux.
serviceCette commande permet de gérer les services. Lancer, arrêter, lister les services du système etc. Par exemple, pour relancer nginx après un changement dans le fichier de config, on fera
service nginx restart(notez quereloadsuffit dans certains cas). La commandeservice --status-all, bien pratique, permet de lister tous les services disponibles sur le système.Le paramètre
statuss'avère souvent fort utile puisqu'il donne des informations sur un service en particulier, notamment s'il est actif ou non. Exempleservice nginx status.On peut également activer ou désactiver le démarrage automatique des services au boot, pour cela, on doit troquer la commande
servicepour la commande nativesystemctl. Prenons apache2 pour exemple :# activer/désactiver un service systemctl enable apache2 systemctl disable apache2 # vérifier si un service est lancé au boot systemctl is-enabled apache2journalctlCette commande, qui accompagne systemd, permet de visionner et requêter les journaux système. Nous ne pourrons bien entendu pas aborder toutes les options ici, cependant, à vous d'aller fouiller le web pour répondre à vos cas d'usage (requête sur un horaire donnée, process etc). La commande
journalctlseule, affiche l'ensemble des logs quejournalda collecté.Pour ma part, un exemple bien pratique concerne les boots. Que s'est-il passé durant le dernier boot, ou le précédent ?
# on commence par lister les différents boots présents dans les logs # (il se peut qu'il n'y en ait qu'un) journalctl --list-boots 0 3774424e8f5a45cb930b1eef3b8355dd Tue 2017-08-15 14:45:48 CEST—Wed 2017-08-16 12:54:57 CEST # on demande ensuite à afficher les logs correspondants à ce boot journalctl -b -0 - Logs begin at Tue 2017-08-15 14:45:48 CEST, end at Wed 2017-08-16 12:56:23 CEST. -- […]makepermet de compiler un programme dont on détient les sources. En général on fait tout d'abord
./configure[à lancer avec--helppour voir les différentes options de compilation] (lance le script de configuration qui vérifie la présence de toutes les dépendances, et écrit le fichier makefile qui contient les ordres de compilation),make, et enfinmake install(elle installe le logiciel).update-rc.dupdate-rc.dpermet de configurer le démarrage ou l'arrêt automatique de service au démarrage de la machine ou selon le runlevel. On donne en argument le nom du service et l'action (remove ou default pour l'ajout)update-rc.d -f apache2 remove;-fpermet de forcer l'effacement du lien symbolique même si le nom existe encore. On peut aussi placer un script de démarrage dans répertoire/etc/init.dou le renseigner le fichier/etc/rc.local(qui a lui-même un lien symbolique dans /etc/init.d)./etc/passwdBien qu'il ne s'agisse pas, techniquement, d'une commande, il me semble important de connaître la structure du fichier
/etc/passwd. Lequel regroupe l'ensemble des utilisateurs du système et de leurs informations.# exemple pour l'utilisateur sensu # 1 :2: 3 : 4 : 5 : 6 : 7 sensu:x:999:999:Sensu Monitoring Framework:/opt/sensu:/bin/false- Nom de l'utilisateur,
- mot de passe (x signifie que le mdp est chiffré dans le fichier
/etc/shadow, - l'id de l'utilisateur (0 est pour root et les id de 1 à 99 sont réservés pour les comptes prédéfinis),
- l'id du groupe tel que défini dans
/etc/group, - champ de commentaire,
- répertoire "home" de l'utilisateur,
- le shell par défaut (
/bin/falseet/usr/sbin/nologinsignifient que l'utilisateur n'a pas de shell).
/etc/groupFichier qui contient les groupes utilisateurs de la machine (ce qui inclut les groupes utilisés par les logiciels ex : www-data pour Apache). On peut afficher les informations avec
cat:cat /etc/group.whichlocaliser une commande ex :
which cat /bin/catwhereislocaliser un fichier binaire.
Gestionnaire de paquets Debian et dérivés
apt-cachegestion des paquets. Deux options sont très utiles
apt-cache search nom_paquet, permet de chercher un paquet, etapt-cache show, permet d'obtenir des détails sur un paquet.apt-getgestion des paquets. Les commandes que l'on utilisera le plus sont
update(MAJ des sources de paquets dispos),upgrade(mise à jour du système et autres softs),install(apt-get intall truc-à-installerpour installer un nouveau logiciel et ses dépendances),purge(permet de désinstaller un paquet de manière plus "propre" que remove car cela efface aussi les fichiers de configuration).aptapparue assez récemment,
aptest décrit dans son man comme le front-end utilisateurs pour un usage plus interactif d'autres outils spécialisés tels queapt-getouapt-cache. Il offre dans l'ensemble les mêmes possibilités queapt-get. Je retiens une commande toute particulière :apt list --upgradablequi permet de lister les packets qui seront mis à jour si l'ont fait unupgrade(avecaptouapt-get).aptitudec'est un autre utilitaire de paquets. Plus récent qu'apt-get, il est installé en parallèle de celui-ci sur Ubuntu et Debian. Préférez-le à apt-get. Il s'utilise dans l'ensemble comme apt-get mais est plus performant.
add-apt-repositoryadd-apt-repositorypermet d'ajouter des dépôts alternatifs aux dépôts officiels. C'est très utile car les dépôts officiels ont souvent du retard sur les versions de logiciels que sortent les développeurs et certains logiciels en sont même absents. Ainsi, en ajoutant par exemple les dépôts des développeurs, vous pouvez bénéficiez des dernières versions juste en vous servant deapt-getouaptitude, sans avoir besoin de compiler !Par exemple, FFMPEG avait été supprimé des dépôts officiels d'Ubuntu (réintégré en version 15.04) au profit de Libav, son fork. Pour profiter des dernières versions de FFMPEG sans avoir à compiler manuellement à chaque fois :
add-apt-repository ppa:kirillshkrogalev/ffmpeg-next # on met notre liste de packets à jour apt-get update # si ffmpeg n'est pas installé ont l'installe apt-get install ffmpeg # s'il est déjà installé, # un upgrade se chargera de le mettre à jour apt-get upgradeIl est également parfois pratique de pouvoir supprimer de vieux dépôts, pour cela, il suffit de faire appel à l'option
-r.Dernière astuce, ce n'est pas une commande spécifique, mais une combinaison de commandes qui permettent de rechercher un dépôt sur le système :
grep ^ /etc/apt/sources.list /etc/apt/sources.list.d/* | grep nom_du_ppaapt-keyCette commande va bien souvent de paire avec l'ajout de dépôts puisqu'elle permet de gérer les clefs cryptographiques en validant l'authenticité. On utilisera le plus souvent
apt-key advpour ajouter de nouvelles clefs, Ubuntu-fr en détaille très bien l'usage.apt-key listpermet de lister toutes les clefs installées etapt-key delpermet d'effacer une clef.apt-cache madison- Autre commande bien pratique,
apt-cache madison nom_du_packetaffiche les différents dépôts liés à un packet donné et les versions actuelle de chacun d'entre eux. dpkginfo sur les paquets installés (options pour lister tous les paquets, désinstaller etc) ex : liste des paquets installés
dpkg --get-selections. L'option-lfourni également une liste exhaustive et avec une petite description de chaque packet, ce qui peut s'avérer très pratique. On constate parfois qu'un grand nombre de paquets sont marqués pour être désinstallés avec le tagdeinstall, pour tout enlever d'un coup :dpkg --purge `dpkg --get-selections | grep deinstall | cut -f1`- update kernel
Si votre partition
/bootest indépendante et qu'elle n'est pas très grande, il est probable qu'après un certain temps, vous deviez faire un peu de ménage, sans quoi l'espace nécessaire à une mise à jour du kernel est insuffisant. On devra donc supprimer les anciens noyaux, pour ce faire, :apt-get purge $(dpkg -l linux-{image,headers}-"[0-9]*" | awk '/ii/{print $2}' | grep -ve "$(uname -r | sed -r 's/-[a-z]+//')")Il ne vous reste alors plus que le kernel actuellement utilisé et vous pouvez maintenant effectuer votre mise à jour sans problème. Vous trouverez plus de détails sur cette commande sur ce thread askubuntu.
Disques et volumes
dfremplissage des disques (l'option
-hpermet d'obtenir les tailles en "human readable").mountPermet de monter le prériphérique d'un système de fichier sous un répertoire local. Par exemple, pour monter la partition
/dev/sdb1au point de montage/home:mount /dev/sdb1 /home/. Inversement, nous utilisonsumountpour démonter le volume.fdiskPermet de gérer les partitions. Affiche la table des partitions si on utilise l'option
-l. Pour créer ou modifier des partitions, on utilisera le mode interactiffdisk /dev/sdxou/dev/sdxest le chemin vers votre disque. Ensuite, l'optionmlistera toutes les commandes possibles, laissez-vous guider ! Vous pouvez jetez un œil à l'article sur le partitionnement Linux pour savoir quels types de partitions créer et pourquoi.partedSemblable à
fdisk,partedsupporte les partition GPT. L'option-lpermet d'afficher la table des partitions.fsckCet utilitaire permet de vérifier et de réparer le système de fichier.
ddL'outil permet d'effectuer des opérations sur les disques, notamment de les effacer, par exemple
dd if=/dev/zero of=/dev/sdcou de cloner un disque ; ex :dd if=/dev/sda1 of=/dev/sdb1 bs=64K conv=noerror,sync.ddrescueLorsqu'on fait face à un disque dur endommagé, il vaut mieux tenter de le cloner avec
ddrescuequ'avecdd. Le premier est en effet dédié à cet usage. Il peut effectuer une première passe pour récupérer le maximum de données en ignorant les secteurs endommagés, puis dans une seconde passe il tentera de récupéré les données endommagées. La doc d'Archlinux détaille bien le processus de recovery.hdparmLa commande
hdparmpermet de récupérer des infos, de tester et de modifier la configuration – bas niveau – des disques dur. On peut par exemple modifier la taille des buffers avant écriture, activer ou désactiver ou modifier l'économie d'énergie, modifier la vitesse de mouvement des têtes de lecture… bref beaucoup de choses. On peut aussi irrémédiablement endommager le disque, prudence donc.Dans les options bien utiles, voici ce que je retiens :
hdparm -Iaffiche toutes les infos sur le disques (type de disque, taille des caches, vitesse de rotation, options supportées…).hdparm -tT /dev/sdafournit la vitesse de lecture pour les contenus avec et sans cache (à répéter plusieurs fois avec le serveur idle pour des résultats pertinents).
Enfin, hdparm s'avère parfois salvateur en cas de secteurs défectueux.
# si vous avez ce genre de messages dans votre syslog Add. Sense: Unrecovered read error - auto reallocate failed sd 3:0:0:0: [sdd] CDB: Read(10): 28 00 e5 63 34 18 00 00 18 00 blk_update_request: 46 callbacks suppressed end_request: I/O error, dev sdd, sector 3848483864 # on peut faire un check de l'état du secteur hdparm –read-sector 3848483864 /dev/sda /dev/sda: Input/Output error # il est bien défectueux, on force donc sa réallocation en écrivant sur ce secteur hdparm –write-sector 3848483864 /dev/sda /dev/sda: Use of –write-sector is VERY DANGEROUS. You are trying to deliberately overwrite a low-level sector on the media This is a BAD idea, and can easily result in total data loss. Please supply the –yes-i-know-what-i-am-doing flag if you really want this. Program aborted. # il faut bien mettre le paramètre –yes-i-know-what-i-am-doing # sans quoi hdparm refuse d'accéder à notre requête $ hdparm –write-sector 3848483864 –yes-i-know-what-i-am-doing /dev/sda /dev/sdb: re-writing sector 3848483864: succeeded # on retente une lecture du secteur hdparm –read-sector 3848483864 /dev/sda /dev/sda: reading sector 3848483864: succeededsmartctlsmartctlpermet d'afficher les informations smart d'un disque.smartctl -a /dev/sdaaffiche toutes les informations à propos de sda. La fiche Wikipedia à propos du SMART fournit de bonnes explications sur les différentes données et leur interprétation./proc/mdsat/Fichier qui contient les infos sur vos RAID logiciels. On peut afficher ces informations en faisant un
cat:cat /proc/mdstat. Lisez l'article sur les différents niveaux de RAID (simulateur intégré) pour trouver le RAID qui vous correspond Vous pouvez également consulter ce wiki [en] pour vous orienter dans la jungle des infos délivrées parmdadm..mdadmCommande qui permet d'obtenir des infos sur les RAID soft et de les paramétrer (sortir un disque de l'array, en rajouter un, le reconstruire en cas de disque défaillant…). Par exemple
mdadm --detail /dev/md0donnera tous les détails lié à un l'array. Notez que cette commande est assez proche de l'option--examine, mais laquelle s'applique à un disque constitutif d'un raid--examine /dev/sd*et non au volume raid. Cette commande étant très riche et servant de nombreuses fonctions, je vous laisse vous référer au man pour plus de détails. On peut aussi trouver de précieuses informations sur le linux raid wiki.
Web
Web veut tout dire et rien dire à la fois, surtout dans la mesure où on parle déjà d'un serveur. Cependant, cette section concerne tout particulièrement les commandes liées aux serveurs web. On pense évidemment immédiatement à Apache2 mais d'autres pourraient s'y rajouter.
a2ensiteactiver un
vhostApache :a2ensite buzuta2dissitedésactiver un
vhostApache :a2dissite buzuta2enmodactiver un module Apache :
a2enmod rewritea2dismoddésactiver un module Apache :
a2dismod rewritea2enconfSur le même modèle que pour les vhost et les modules,
a2enconfeta2disconfpermettent d'activer ou de désactiver des configurations. Par exemple, lorsqu'on ne renseigne pas explicitement le fichier d'access.logd'un vhost, Apache log le tout dans un fichier dédié :other_vhosts_access.log. Dans le cas où l'on ne voudrait pas de logs d'accès par exemple, on peut désactiver cette configuration :a2disconf other-vhosts-access-log.apache2ctlapache2ctlpermet d'une part d'agir en tant que script init (ce qui n'a pas grand intérêt puisqu'on utilise en général la commandeservice). Et d'autre part de controller le processus Apache et de récupérer des infos sur ce dernier.apache2ctl -Sest assez utile puisqu'elle permet de voir comment apache interprète nos Vhost, l'option-Mliste les modules Apache activés etstatusaffiche un résumé de l'état actuel du serveur (connexions, nombre the workers…). Enfin, bien pratique, l'option-touconfigtestvous permet de vous assurer que vos fichiers de config n'ont pas d'erreur de syntaxe.
Gestion réseau
sshsecure shell. Permet de se connecter au shell d'un ordinateur distant et d'y exécuter des commandes.
ssh login@ip ou nom_hôteEt voilà tout, pour se déconnecter, ce sera exit, et toutes les commandes habituellement utilisables dans un terminal le sont aussi via ssh. Une option bien pratique de ssh est le tunneling qui permet par exemple de déjouer les pare-feux par la mise en place d'un proxy socks. Si certains ports sont bloqués et vous empêchent de vous servir de tel ou tel service ou d’accéder à tel ou tel site (en vacances en Chine ?), la solution est donc de tout rediriger vers un port local et de laisser la machine distante – qui n'est pas derrière un part feu – accéder aux ressources non autorisées. Nous allons donc rediriger tout notre trafic vers un port prédéfini (en l’occurrence 2013), à travers notre connexion SSH.
ssh -D 2013 login@ip_serveur_distantDernière étape pour que cela fonctionne, il faut que votre trafic sortant soit redirigé vers le port 2013. Vous pouvez le configurer dans votre navigateur et pour l'ensemble des connexions de votre ordinateur dans les préférences réseau.
fail2banIl est difficile de ne pas évoquer fail2ban lorsque l'on parle de ssh. Ce petit logiciel scrute les logs de votre serveur et bloque les ips qui semblent malveillantes. Comme la configuration est un peu plus longue qu'un simple listing d'une ou deux commandes, j'y dédis un article entier.
ifconfigcette commande des plus indispensables permet d'obtenir des infos et de configurer les interfaces réseau. Employée sans argument, elle fournit des infos sur les interfaces réseaux. Mais elle permet aussi de modifier la configuration. Par exemple pour changer une adresse mac, on utilisera la commande
ifconfig $INTERFACE ether $MAC. Donc pour changer l'adresse mac de la carte ethernet, ce sera en généralifconfig eth0 ether 5E:FF:56:A2:AF:15. Notez cependant que cette commande, bien que toujours fonctionnelle, est dépréciée en faveur de la commandeipci-dessous.ipcette commande permet d'afficher et de manipuler le routage et les interfaces. On s'en sert souvent pour lier ou supprimer une ip à une interface :
# lister toutes les addresses ip addr # ne lister que les informations ipv6 ip -6 addr # lister une interface en particulier ip addr show dev em2 # ajouter une adresse ipv4 ip addr add 192.168.0.7 dev eth0 # supprimer une ipv4 ip addr del 192.168.0.7 dev eth0 # pour la v6, il faut utiliser l'argument -6 ip -6 addr del 2574:104::b08b:c107 dev eth0pingpermet de pinguer un client pour voir s'il est en ligne ou s'il répond au ping, ex
ping google.fr. L'option-cpermet de préciser le nombre de ping à envoyer avant que la commande ne s'arrête (elle prend donc en argument un nombre entier exemple :ping -c 8 google.fr), l'option-fpermet de flooder, c'est à dire que la carte réseau enverra autant de ping qu'elle est capable d'envoyer par seconde.traceroutetrace la route d'un paquet, routeur par routeur, jusqu'à sa destination. On peut utiliser indiféremment une ip ou un nom de domaine.
traceroute to google.com (173.194.67.113), 64 hops max, 52 byte packets 1 fast3504 (192.168.1.254) 12.108 ms 1.239 ms 1.217 ms 2 sl869-h01-31-38-37-254.dsl.sta.abo.bbox.fr (42.58.37.254) 33.504 ms 32.771 ms 40.120 ms 3 173.la63.bsr01-lyo.net.bbox.fr (194.158.110.189) 32.684 ms 31.828 ms 31.238 ms 4 be19.cbr01-cro.net.bbox.fr (212.194.171.16) 41.761 ms 41.636 ms 40.140 ms 5 be1.cbr01-ntr.net.bbox.fr (212.194.171.1) 45.495 ms 42.217 ms 40.052 ms 6 * * *dig nddvérifier une correspondance dns. On peut directement spécifier l'ip du serveur dns à interroger, par exemple,
dig @8.8.8.8 buzut.fr.Buzut:~ Buzut$ dig @8.8.8.8 buzut.fr ; <<>> DiG 9.6-ESV-R4-P3 <<>> @8.8.8.8 buzut.fr ; (1 server found) ;; global options: +cmd ;; Got answer: ;; ->>HEADER<<- opcode: QUERY, status: NOERROR, id: 2660 ;; flags: qr rd ra; QUERY: 1, ANSWER: 1, AUTHORITY: 0, ADDITIONAL: 0 ;; QUESTION SECTION: ;buzut.fr. IN A ;; ANSWER SECTION: buzut.fr. 43200 IN A 213.186.33.4 ;; Query time: 155 msec ;; SERVER: 8.8.8.8#53(8.8.8.8) ;; WHEN: Fri Jul 27 09:01:06 2012 ;; MSG SIZE rcvd: 42hostpermet de vérifier le reverse. Vous entrez donc une adresse ip et la commande vous retourne le nom de domaine associé.
nslookupun peu dans le même genre que dig,
nslookupfourni des infos sur le nom de domaine passé en argument, adresse ip, type de réponse DSN… Exemple :nslookup buzut.fr.Buzut:~ Buzut$ nslookup buzut.fr Server: 212.27.40.240 Address: 212.27.40.240#53 Non-authoritative answer: Name: buzut.fr Address: 213.186.33.4routecette commande d'une praticité sans pareil vous permet de visionner les routes, mais aussi, en lui spécifiant quelques arguments, de modifier les routes. Pour ajouter une route par défaut :
route add default addr ipet pour supprimer une route par défaut :route delete default.arp -ancette commande permet de voir la table arp actuelle. C'est à dire la correspondance entre les adresses ip et mac sur votre réseau.
wgettélécharge un fichier distant sur l'ordinateur.
wget http://www.site.org/rep/01/fichier.txt.curlcurlpermet, commewget, de récupérer un fichier depuis une url, mais s'il mérite sa place ici, c'est qu'il permet bien plus. C'est en effet le couteau suisse du HTTP. On l'utilisera en effet pour tester des requêtes dans différents formats, analyser lesHEADERSetc.# requête get classique curl https://buzut.fr # afficher les headers curl https://buzut.fr -D - # faire une requête de type X (HEAD, POST, PUT, PATCH, DELETE…) curl -X HEAD https://buzut.fr # passer des paramètres au format form data curl -X POST --data "email=moi@mail.com&passwd=azerty" https://monsite.com/login # même requête avec les paramètres en request payload, JSON. (on ajout ici un header) curl -H "Content-Type: application/json" -X POST --data '{"email":"moi@mail.com","passwd":"azerty"}' https://monsite.com/loginopensslCette bibliothèque est le couteau suisse du chiffrement. Elle permet principalement de travailler avec les certificats SSL/TLS. Voyons quelques-une des options les plus courantes.
# générer un mot de passe (format b64 et longueur 32 signes) openssl rand -base64 32 # générer un certificat ssl auto-signé openssl req -newkey rsa:4096 -new -x509 -days 365 -nodes -out cert.crt -keyout cert.key # très utile, vérifier ce que contient une clef, (domaines protégés etc) openssl x509 -text -noout -in privateKey.keyPour plus de commandes openssl, vous pouvez lire cet article ou jeter un œil à cheat.sh
scpvise à remplir la même fonction que la commande de copie
cp, mais elle permet de copier les fichiers de manière sécurisé à travers le réseau; c'est à dire entre hôtes distants. De même qu'aveccp, l'option-rpermet de copier un répertoire entier.scp ficher_exemple login@ip_ou_adresse:adresse_de_destination.scp test.txt buzut@192.168.0.128:~/transfert #et pour récupérer un fichier d'un hôte distant scp buzut@192.168.0.128:~/movie.mkv ~/nmapnmapest un outil qui scanne le réseau et les ports réseau d'une machine afin de voir lesquels sont ouverts et de détecter d'éventuelles failles sur les machines. Il permet aussi de détecter des machines connectées au réseau et bien plus encore. J'ai fait un petit billet sur nmap, qui reste un outil de référence dans le monde de la sécurité informatique.iftopdans la même veine que top, iftop sert à surveiller toutes les connexions réseau. Attention, iftop nécessite les privilèges root pour être lancé. Si vous n'êtes pas root, pensez à le faire précéder de sudo.
speedometerun peu plus graphique que
iftop,speedometermonitor le traffic de vos entrées/sorties, permet de surveiller la progression d'un téléchargement, de savoir combien de temps il faudra pour transférer tel fichier ou encore de connaître la vitesse d'écriture de votre système.exim4Exim est un MTA qui permet d'envoyer des email depuis le serveur. Sans lui (ou un autre MTA) la fonction
mail()de php ou d'autres langages ne sera pas effective. Il en existe d'autres mais celui-ci est robuste, sécurisé, modulable et demande peu de ressources. Son installation est très simple, je l'explique dans cet article sur le logging.
Netstat
Ça c'est un morceau, et en faire le tour prendrait (au moins) un article entier. Quoi qu'il en soit cette commande est très pratique pour avoir un aperçu de ce qui se passe sur le réseau. On va donc voir directement quelques combinaisons de paramètres qui reviennent souvent.
-nrpour la table de routage (revient au même que route).
-idonne des statistiques sur les différentes interfaces réseau.
-spersonnellement je ne m'en sert que très rarement, mais c'est un résumé de toutes les stats réseaux, alors ça peut être utile de temps à autre.
-utaliste toutes les connexions ouvertes (
upour udptpour tcp etapour afficher toutes les connexions (all)), à vous de jouer avec les paramètres pour filtrer un peu tout ça !-napalternative à
-uta(plus facile à retenir pour sa signification anglosaxone), cette commande donne un résultat que je trouve plus lisible. Elle affiche toutes les connexions (a) avec les adresses en format numérique (n) et donne le PID correspondant (p).-peanutsDans le genre facile à retenir, on a là la combinaison des bons arguments ! Elle donnera un résultat un peu plus détaillé que
-nappuisqu'elle ajoute UDP et TCP avec du détail (-epour extended) et des statistiques (-s) pour toutes les connexions.-ltupnencore une variante qui nous permet de visualiser tous les services qui sont à l'écoute sur des ports (donc toutes les connexions ouvertes). Toutes les connexions tcp
-tet udp-u, à l'écoute-lavec les programmes correspondant-pet accessoirement on demande de ne pas résoudre les nom de protocole avec-n.-lpermet d'afficher toutes les connexion en écoute (listen), on aura donc
netstat -ltpour toutes les conexions tcp en écoute.-npeut être pratique aussi car elle permet d'afficher les adresses en format numérique au lieu de tenter de déterminer le nom symbolique d'hôte, de port ou d'utilisateur.
-ppermet d'affiche le nom et le PID des processus propriétaires des connexions.
netstat est la commande historique pour lister les connexions. Cependant, elle a été dépréciée en faveur de [ss](https://www.it-connect.fr/les-connexions-sockets-avec-la-commande-ss/) qui est plus moderne et plus performante, surtout en présence de nombreuses connexions. La plupart des options sont les mêmes, vous ne serez donc pas perdu. Au besoin, un petit coup de man ss ne peut pas faire de mal.
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