Se passer de MAMP sous Mac (stack MAMP native)
Les Macs ont tout ce qu’il faut pour se passer de MAMP. Apache et PHP sont déjà préinstallés sur le système, il n’y a plus qu’à mettre MySQL.
Avant de rentrer dans les détails, force est de constater que MAMP s’est considérablement étoffé et amélioré au fil des ans. Il permet aujourd’hui de dynamiquement choisir différentes versions de PHP, de switcher entre Apache et Nginx, il supporte le HTTPS, possède un serveur DNS permettant de tester depuis d’autres appareils et bien d’autres choses.
Certains trouveront donc forcément un intérêt dans l’usage de MAMP ou d’une solution équivalente ; je me dois de mentionner XAMPP, son alternative open source.
Par ailleurs, si vous travaillez sur du front-end, vous n’avez tout simplement pas besoin de l’artillerie lourde. Une bonne config de npm doit suffire à vos besoins, tout sera alors à porté d’un npm run x
Enfin, pour ceux qui veulent du MAMP natif, voici comment faire.
Installer MySQL
Deux options s’offrent à nous :
- installer MySQL en téléchargeant l’archive depuis le site officiel,
- installer en utilisant Macports ou Homebrew.
Pour la première solution, rendez-vous sur cette page. J’opterai ici pour la seconde car ça nous permet plus de flexibilité.
J’utiliserai ici Homebrew et j’installerai MariaDB, un fork de MySQL réputé pour être plus performant. Homebrew est plus moderne et rend l’installation bien plus simple qu’avec Macports.
brew install mariadb
Homebrew possède ses propres commandes pour lancer et stopper des services.
# Pour lancer Maria
brew services run mariadb
# Et pour le stopper
brew services stop mariadb
À partir de la version 10.4 de MariaDB, la connexion en tant qu’utilisateur root
requiert un mot de passe si vous n’êtes pas root
aussi sur le système.
Dans le cas où l’on veuille un utilisateur sql root
accessible sans mot de passe, on se connectera en root
avec sudo
puis on changera le mot de passe de l’utilisateur root
de la base de données. Je sens qu’un petit exemple vous aidera à y voir plus clair.
# On se connecte à MySQL en root avec sudo (sinon erreur)
sudo mysql -u root
# Une fois dans MySQL, on modifie le mdp de root
ALTER USER 'root'@'localhost' IDENTIFIED BY '';
J’ai ici tout simplement supprimé le mot de passe (c’est pour un usage local de développement seulement), mais vous pouvez bien entendu mettre le mot de passe qui vous fera plaisir !
Apache
Lorsque vous avez des besoins de serveur web très simple, sachez tout de même que PHP possède un serveur web intégré. Il se lance en une ligne de commande.
php -S localhost:8080
Par ailleurs, WordPress via sa CLI, permet de directement lancer un serveur web basé sur le serveur intégré de PHP.
php wp-cli server --host=localhost --port=8080
Ça va aller beaucoup plus vite car Apache est déjà installé. Il suffit de se rendre dans le fichier de config /etc/apache2/httpd.conf
et de l’éditer avec votre outil de prédilection.
Commencez par activer php et rewrite au besoin. Pour cela, faites une recherche et dé-commentez rewrite_module
et php7_module
, ils sont côte à côte.
Par défaut, DocumentRoot
pointe vers /Library/WebServer/Documents
. Nous n’allons pas nous encombrer à modifier cela et nous allons plutôt activer les vhost. Cela nous permettra plus de souplesse en nous permettant notamment de configurer plusieurs sites en parallèle (via par exemple des noms virtuels en jouant avec /etc/hosts
). On fait donc une petite recherche pour trouver la ligne Include /private/etc/apache2/extra/httpd-vhosts.conf
et on la dé-commente.
Ensuite, il n’y a plus qu’à aller dans /etc/apache2/extra/httpd-vhosts.conf
pour ajuster la conf à nos besoins. Si vous ne savez pas comment paramétrer un vhost, c’est par là que ça se passe.
On est tout bon, il n’y a plus qu’à démarrer Apache avec un petit coup de apachectl start
et on l’arrêtera avec apachectl stop
. En route vers localhost et roule ma poule !
DNS
Historiquement, on pouvait configurer des noms de domaine bidon dans /etc/hosts
afin de faire pointer les noms de domaine sur le localhost tout en ayant plusieurs VHost. Cependant, avec l’émergence du DNS chiffré <abbr title=”DNS over HTTPS>DoH et DoT, le fichier hosts
est bypassé.
La solution à ce problème est d’utiliser un serveur DNS permettant de dynamiquement configurer l’ip correspondant à un nom d’hôte. J’utilise pour cela NextDNS, ce service vous protégera du tracking au passage.
Dans l’interface d’administration de NextDNS, rendez-vous dans “paramètre” puis “réécriture”. Vous n’avez alors plus qu’à spécifier le nom de domaine de votre choix et de la faire matcher avec une ip locale.
Par ailleurs, cette technique permettra de facilement configurer un nom de domaine pour que vous puissiez tester de vos appareils mobiles. Il suffit pour cela de faire résoudre un nom de domaine de test vers l’ip locale de votre ordinateur de développement.
Vous avez maintenant une configuration 100% offrant des possibilités avancées !
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